À POPULATIONS VULNÉRABLES, HABITATS ADAPTÉS

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À POPULATIONS VULNÉRABLES, HABITATS ADAPTÉS

Elles sont financièrement précaires, physiquement ou psychologiquement fragiles ; pourtant, ces populations doivent aussi pouvoir se loger. D’ailleurs, c’est la loi !

Personnes âgées, handicapées, femmes seules, ex-SDF, jeunes en insertion professionnelle… toutes et tous ont besoin de vivre quelque part, durablement ou temporairement, dans de bonnes conditions grâce à des structures dites « d’habitat adapté1 ». Une notion figurant déjà dans la loi Besson de mai 1990, mais qui ne suscite pas toujours l’enthousiasme des décideurs locaux.

La synergie des expertises

Le Groupe Logement Français apporte des réponses pour loger les plus fragiles. L’habitat adapté, ce sont des logements et des services pour des populations aux attentes variées. Attentes bien souvent exprimées dans les diagnostics réalisés lors de l’élaboration des PLH. Pour chaque projet, le Groupe implique systématiquement une association spécialisée dans la gestion et l’accompagnement social. Elle sera ensuite garante du fonctionnement quotidien de la résidence.

Une méthodologie pour un projet partagé

Pour chaque opération, le Groupe organise des lieux d’échanges et de concertation avec toutes les parties prenantes (municipalité, collectivités territoriales, services de l’État…). Lorsque tout le monde s’accorde sur le projet, un comité de pilotage est mis en place. Objectif : fixer dès l’étude préalable les engagements et les obligations de chacun, afin d’élaborer un projet cohérent et assurer l’intégration de l’établissement dans son environnement.

Un engagement social qui range le Groupe Logement Français parmi les principaux acteurs de ce secteur : en 2018, le Groupe possédera 77 résidences en habitat adapté, soit 3 425 équivalents-logements, en Île-de-France, Rhône-Alpes et PACA.

Quatre questions à Hervé LeservoisierHervé Leservoisier
Directeur du développement social par l’habitat du Groupe Logement Français

Pourquoi faire systématiquement appel à des gestionnaires spécialisés ?
Ces projets, qu’il s’agisse d’une résidence neuve ou à réhabiliter, restent avant tout des projets sociaux destinés à accueillir une population spécifique. Ce sont des compétences particulières d’accompagner les publics en fonction des problématiques ; voilà pourquoi nous avons, toujours, recours à une association gestionnaire qui prendra en charge la résidence, veillera sur ses occupants, et assurera les relations quotidiennes avec les services des collectivités territoriales.

Comment travaillez-vous avec ces associations et les élus ?
En premier lieu, nous définissons ensemble le projet social, ensuite, nous tenons compte des ressources des futurs résidents puis de la capacité du gestionnaire concerné à s’acquitter du loyer vis-à-vis de nous. Nous optimisons le plan d’investissement et nous nous assurons que l’exploitation sera pérenne. 

Comment sécurisez-vous un projet d’insertion ?
Nous prenons le temps avec le gestionnaire de dialoguer, d’expliquer les modalités de travail et d’action avec toutes les parties prenantes et nous consacrons le temps nécessaire auprès des riverains pour favoriser l’intégration du projet d’habitat adapté. Une méthode appliquée dans le 3e arrondissement de Paris pour une pension de famille accueillant des personnes fragilisées ayant connu l’errance urbaine. Nous avons rencontré à plusieurs reprises les habitants de l’îlot, ainsi que le syndic de copropriété et les commerçants. Nous leur avons expliqué le projet, nous les avons informés au fur et à mesure de ses avancées.

Quelles sont les particularités de ce type de résidences ?
Nous cherchons à réaliser des opérations en centre-ville et totalement banalisées. Il faut qu’un passant ne puisse pas s’imaginer qu’ici, on a affaire à un centre d’urgence, là, à une maison relais, là encore, à une résidence sociale… Il faut que ces résidences se fondent dans la ville, dans leur environnement. Une gageure que nous avons toujours remplie jusqu’à présent.

Parmi les projets récemment livrés par le Groupe

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  • Paris 3e : pension de famille de 14 logements pour des personnes fragilisées - gérée par Aurore
  • Aix-les-Bains (73) : un foyer de vie de 33 places pour personnes handicapées - géré par UDAFAM Savoie
  • Taverny (95) : 117 logements pour jeunes actifs - gérés par ALJEVO
  • Follainville-Dennemont (78) : 30 logements pour personnes souffrant de troubles psychiques - gérés par Handi Val de Seine
  • Bruyères-le-Châtel (91), 66 logements pour personnes âgées - gérés par Coallia
  • Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (83) : 23 logements pour personnes souffrant de troubles psychique - gérés par Api Provence

Parmi les programmes en cours

  • Pontoise (95) : 158 logements pour étudiants et chercheurs - gérés par Fac Habitat
  • Hyères (83) : une résidence sociale de 60 logements - gérée par API Provence
  • Vitrolles (13) : un foyer pour jeunes travailleurs de 55 logements - géré par Logis des Jeunes
  • Palaiseau (91) : 185 logements pour étudiants – gérés par ALJT
  • Villeneuve-Loubet (06) : 80 logements pour personnes âgées - gérés par Api Provence

1. L’habitat adapté comprend : centres d’hébergement et de réinsertion sociale ; résidences sociales ; maisons-relais ; hôtels sociaux ; résidences étudiantes ; foyers de jeunes travailleurs, d’actifs, de travailleurs migrants ; résidences pour personnes handicapées ou âgées, dépendantes ou non.