QUEL LOGEMENT POUR DEMAIN ?

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QUEL LOGEMENT POUR DEMAIN ?

La transition énergétique, les bouleversements familiaux et l’évolution des modes de vie imposent de chercher de nouvelles formes de logement. Les sociétés du Groupe Logement Français expérimentent de nouveaux concepts pour anticiper les besoins des résidents. Exemples.

Concevoir des résidences évolutives

« Avec les aléas de la vie, explique Philippe Ranc, responsable promotion en PACA, je ne sais pas, quand je loue un appartement à une famille, ce qu’il adviendra dans les cinq ou dix années à venir. Elle peut devenir monoparentale ou se recomposer… À plus long terme, les enfants vont bien évidemment partir. D’où notre questionnement : comment adapter la taille des appartements à cette évolution des besoins ? » Pour imaginer cet habitat de demain, Logis Méditerranée a lancé une démarche inédite associant des architectes et des sociologues. Cette réflexion a défini le périmètre d’un concours d’architectes pour une résidence expérimentale à construire dans les Bouches-du-Rhône. L’équipe lauréate a avancé une idée toute simple : deux appartements contigus sont séparés par une pièce pouvant changer de destination, uniquement en fermant une partie de cloison d’un côté et en ouvrant une porte de l’autre. La résidence elle-même possèdera des espaces évolutifs : les parkings en rez-de-chaussée, organisés autour d’une bambouseraie et de patios, pourront très facilement être transformés en ateliers, commerces ou logements si leur présence devient moins utile.

Photo : Programme de Logis Méditerranée - Les logements disposeront d’un espace modulable.Cabinet d’architectes Oh!Som/Pirollet.

Adopter un parti architectural novateur

La première façon de maîtriser les charges locatives consiste à concevoir des résidences à énergie passive, comme pour les deux immeubles des « Claustras du Coteau » à Cergy (95), où plusieurs solutions techniques innovantes sont conjointement mises en œuvre. Une bonne orientation des façades et le soin apporté à éviter les ponts thermiques laminent les besoins en énergie pour le chauffage, tandis que des panneaux solaires produisent l’eau chaude sanitaire. De surcroît, des claustras coulissants et les toitures-terrasses végétalisées contribuent à l’isolation du bâti, tout en en ajoutant à l’attractivité du parti architectural contemporain.

Résultat : 43 % d’économie d’énergie supplémentaire par rapport à une construction BBC classique !

Photo : Cergy (95) – Logement Francilien – Cabinet Synthèse Architecture.

 

Optimiser le rapport charges/m² utile

Il ne suffit pas de bien construire ; il faut aussi songer au bien-vivre quotidien des résidents en leur offrant le maximum de surface pour le minimum de charges.

Chaque mètre carré d’un habitat doit être pleinement utilisable : les plans d’appartements classiques, avec des couloirs ou des pièces de distribution inutiles, doivent évoluer. Ces surfaces sont bien plus pertinentes pour créer des chambres plus vastes ou des séjours spacieux. Par ailleurs, la chasse au gaspi ne consiste pas seulement à former les locataires au bon usage des ressources d’un logement passif pour les aider à mieux maîtriser leurs charges. Il faut aussi réfléchir au plan des immeubles afin de réduire les dépenses : ainsi, et par exemple, imaginer de desservir les appartements par des coursives extérieures évite d’avoir à chauffer des parties communes.

Villeneuve-Loubet (06) – Logis Familial - Pour un T4 de 86 m², seulement 3 m² sont consacrés à la distribution des pièces (contrairement à 8 à 12 m² dans les logements classiques). Architecte : Michel Mazuet © Eric Zaragoza.